REPERTOIRE DES MONNAIES MEDIEVALES D'ALSACE / 2017

Monnayage impérial, épiscopal, féodal, municipal, obsidional en Alsace
 
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 09. Monnayage posthume à l'effigie de Charles Quint, ville impériale de Besançon

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Antédiluvien
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MessageSujet: 09. Monnayage posthume à l'effigie de Charles Quint, ville impériale de Besançon   Mer 31 Aoû - 2:12

Charles Quint (Charles V)

Dates
Prince de la maison de Habsbourg, fils de Philippe le Beau et de Jeanne la Folle, empereur du Saint-Empire romain germanique (1500-1558), il fut considéré comme le monarque chrétien le plus puissant de son temps.
Il est devenu duc titulaire de Bourgogne et Franche-Comté en 1506. Il a été souverain des Pays-Bas sous le nom de Charles II (1515-1555), roi des Espagnes, sous le nom de Charles Ier (Carlos I), roi de Naples et de Sicile (1516-1556), mais il est resté à la postérité sous son nom d'empereur du Saint-Empire romain germanique (1519-1558), Charles V (Karl V.)



Armoiries de Charles Quint
(Armoiries impériales, Croix de Bourgogne, Blason)
Roi d'Espagne, Roi des Romains puis Empereur Germanique.
Blason en I, écartelé: 1, de Castille et de Léon; 2, parti d'Aragon et de Sicile; enté en pointe du coupé de Grenade; II, écartelé : 1, d'Autriche; 2, de Bourgogne moderne; 3, de Bourgogne ancien; 4, de Brabant; sur-le-tout du coupé parti de Flandre et de Tyrol.

Besançon
Pour remercier son ministre, Nicolas Perrenot de Granvelle (1486-1550), originaire de Besançon, Charles concède le 8 mai 1534 à la ville le droit de battre monnaie à condition d'y faire figurer au droit son effigie. Après son abdication en 1556 et sa mort en 1558, les Bisontins continuèrent de faire figurer le visage de l'empereur sur le monnayage municipal entre 1555 et 1676.

Règne de Charles Quint (Texte de Benjamin HUS)
Charles Ier d’Espagne (ou Charles V d’Allemagne) naît le 25 février 1500 au Prinsenhof de Gand en Flandre. C’est un prince bourguignon. Il est espagnol par sa mère Jeanne de Castille et par ses grands-parents Ferdinand d’Aragon et Isabelle de Castille, les Rois Catholiques d’Espagne ; allemand par son grand-père paternel l’empereur Maximilien Ier ; bourguignon par son père Philippe Ier le Beau et par sa grand-mère Marie de Bourgogne, épouse de Maximilien Ier, et fille de Charles le Téméraire.

La tante de Charles, Marguerite d’Autriche et le cardinal Adrien Floriszoon Boeyens (1459-1523), qui deviendra le futur Pape Adrien VI en 1522, sont chargés de son éducation.
Lorsque meurt son père, en 1506, Charles reçoit la Hollande, le Luxembourg, l’Artois et la Franche-Comté, possessions auxquelles viennent s’ajouter l’Aragon, la Navarre, la Castille, Naples, la Sicile, la Sardaigne et les territoires conquis en Amérique qu’il hérite à la mort de son grand-père maternel, Ferdinand le Catholique, en 1516. De plus, en 1519, il obtient de la part de son grand-père paternel Maximilien Ier les territoires autrichiens des Habsbourg, et est élu empereur d’Allemagne.

Ainsi, Charles Quint reçoit-il un héritage « universel ».
Influencé par la pensée de l’humaniste Erasme, surtout dans la première partie de son règne, il tente de faire réalité son rêve d’un empire universel chrétien, mais pour cela, il a besoin du Milanais comme moyen d’union de ses royaumes. Il l’obtient en 1526, par le traité de Madrid, et obtient également le duché de Bourgogne en tenant en échec François Ier à Bicoque en 1522 et à Pavie en 1521. Mais le roi de France s’allie au pape Clément VII et aux principautés italiennes indépendantes dans la ligue de Cognac, déclarant à nouveau la guerre à Charles Quint. La paix de Cambrai en 1529 aboutit à la récupération de la Bourgogne pour la France.

Devant le problème religieux allemand, l’empereur Charles Quint adopte une attitude de conciliateur, manifestée à la diète de Worms, mais qui échoue devant le radicalisme des princes protestants allemands. Cette politique impériale n’est pas bien comprise par les Espagnols et motive la levée des Communautés de Castille, animée par la petite aristocratie et la bourgeoisie des villes.

La déroute des communautaires a lieu en 1521 à Villalar provoquant l’alliance de l’empereur avec l’aristocratie latifundiste et la perte progressive d’efficacité des Cortes de Castille. A Valence et Mallorca, la répression contre les éléments des états allemands se poursuit entre 1519 et 1523. Les dissidences religieuses remettent en cause les fondements même de la pensée d’Erasme dans la conception politique de Charles Quint, qui se propose de trouver une solution personnelle au problème de la religion. Les princes allemands qui ont repoussé la diète d’Augsbourg s’unissent dans la Ligue de Schmalkalden, qui s’unit au roi de France François Ier en 1532, et ce dernier avec le sultan turc Soliman le Magnifique. Charles Quint oblige Soliman à lever le siège de Vienne et prend Tunis en 1535, mais ne peut éviter l’occupation de la Savoie par les troupes françaises. Cette situation se confirme par le trêve de Nice en 1538 mais, en 1541, les Turcs s’emparent de Budapest et François Ier affronte l’empereur ; la paix de Crépy en 1544 met fin à ce conflit, la France s’engageant à rompre l’alliance avec l’empire ottoman et à lutter pour l’unité des chrétiens. La fin du règne de l’empereur est imprégnée des problèmes germaniques. Il s’oppose aux princes allemands à Mühlberg en 1547 et réussit à les soumettre. Mais le nouveau roi de France, Henri II s’allie à la ligue de Schmalkalden. Le désastre d’Innsbruck en 1552, où il était prêt à être accroché, l’oblige à négocier la paix d’Augsbourg en 1555, qui le pousse à renoncer à la liberté religieuse en Allemagne, et signifie le renoncement de l’empereur à son idéal de l’unité religieuse de l’empire. dans un même temps, il signe la trêve de Vancelles avec Henri II, qui s’est emparé de Metz, Toul et Verdun.

Sous le règne de Charles Quint, l’Espagne connaît une étape de prospérité économique maximale ; la colonisation et la conquête de l’Amérique ouvrant de nombreux marchés et l’arrivée de métaux précieux qui sert d’impulsion à toutes les activités économiques facilitant aussi les campagnes militaires de l’empereur. Mais la hausse constante des prix et la politique impériale, anti-économique finissent par ruiner les activités économiques de la Castille et à germer une décadence qui ne cesse de se creuser à la fin du XVIe siècle.
Les menaces continuelles et la mauvaise situation financière poussent l’empereur à abdiquer à Bruxelles le 25 octobre 1555, laissant à son frère Ferdinand l’empire allemand et les possessions des Habsbourg en Allemagne. L’année suivante, il cède à son fils Philippe II l’Espagne et ses colonies, l’Italie et les Pays-Bas. Puis, il se retire au monastère de Yuste, en Estrémadure, où il meurt le 21 septembre 1558.



Taler de Dortmund 1553, au buste de Charles Quint. 40 mm, 28,6 g A./
(Charles V, empereur romain, toujours auguste)
Charles V couronné, tient sceptre et pommeau d'épée


Armoiries de la cité de Besançon


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en laquelle nous estimons qu’exceller est une belle chose." Cicéron.



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MessageSujet: Re: 09. Monnayage posthume à l'effigie de Charles Quint, ville impériale de Besançon   Dim 4 Sep - 15:57

Les souverains de la Franche-Comté de la fin du 13e siècle à l'annexion définitive par le royaume de France en 1678

par Jean-Marie Thiébaud

D'Othon IV, comte palatin de Bourgogne, à Louis XIV, la Franche-Comté (nom que prit le comté de Bourgogne dès 1366) vit son sort associé aux ducs de Bourgogne puis aux Habsbourg avant d'être définitivement rattachée à la France par un des traités de Nimègue en 1678.

- OTHON IV, comte palatin de BOURGOGNE (fils de Hugues de Chalon et d'Alix de Méranie), vendit le comté de Bourgogne en 1295 au roi de France, PHILIPPE IV LE BEL. À la mort de celui-ci (1314), le comté fut administré par
- JEANNE DE BOURGOGNE (qui avait épousé le dauphin, le futur Philippe V, roi de France) jusqu'à la mort de celle-ci en 1330. Le comté passa alors à sa fille
- JEANNE de FRANCE qui avait épousé, en 1318, EUDES IV, duc de BOURGOGNE. Duché et comté de Bourgogne étaient désormais unis pour près de deux siècles. Eudes IV mourut en 1349. Son fils, Philippe de Bourgogne, qui avait épousé Jeanne, comtesse de Boulogne et d'Auvergne, était mort avant son père en 1346. Duché et comté de Bourgogne passèrent donc au petit-fils d'Eudes IV :
- PHILIPPE de ROUVRES, sa mère Jeanne, comtesse de Boulogne et d'Auvergne, exerçant la régence. Philippe de Rouvres mourut prématurément en 1361 sans descendance. Le duché de Bourgogne échut au roi de France, Jean le Bon, et le comté de Bourgogne à
- MARGUERITE de FRANCE, fille cadette de Philippe V et de Jeanne de Bourgogne.
- MARGUERITE de FLANDRES, veuve de Philippe de Rouvres, qui épousa en 1362 :
- PHILIPPE II le HARDI, 1er duc-comte de BOURGOGNE (4e fils du roi Jean II le Bon et de Bonne de Luxembourg, et frère du roi CHARLES V), mort en 1404. Lui succéda son fils :
- JEAN SANS PEUR, 2e duc-comte de BOURGOGNE depuis 1404, assassiné par Tanneguy Duchâtel en 1419. Lui succéda son fils :
- PHILIPPE III LE BON, 3e duc-comte de BOURGOGNE depuis 1419 jusqu'en 1467. Lui succéda son fils :
- CHARLES LE TÉMÉRAIRE, 4e et dernier duc-comte de BOURGOGNE, de 1467 à sa mort en 1477. Louis XI hérita du duché de Bourgogne alors que le comté de Bourgogne revint à la fille de Charles le Téméraire :
- MARIE de BOURGOGNE qui épousa, le 19 août 1477, MAXIMILIEN d'AUTRICHE, futur empereur germanique. Marie de Bourgogne meurt prématurément en 1482 (dans un accident de chasse) et laisse son héritage à sa fille :
- MARGUERITE d'Autriche, comtesse de Bourgogne jusqu'à sa mort le 1er décembre 1530, régente des Pays-Bas pour son neveu CHARLES. Maximilien d'Autriche avait toutefois laissé la succession à son fils, Philippe le Beau, archiduc d'Autriche, mari de Jeanne la Folle, reine d'Aragon et de Castille, mais Philippe le Beau étant mort presque aussitôt, c'est ainsi que le pouvoir était revenu au dernier enfant de Maximilien : Marguerite d'Autriche. En 1530, le comté de Bourgogne échoit à
- L'empereur CHARLES QUINT, fils de Philippe le Beau, et de Jeanne La Folle. Il abdiqua en 1556 et mourut deux ans plus tard, laissant la Franche-Comté à son fils :
- PHILIPPE II, roi d'ESPAGNE de 1556 à 1598. Puis la province aurait dû passer à son fils, PHILIPPE III, roi d'ESPAGNE de 1598 à 1621, mais il préféra la léguer avec les Pays-Bas à sa fille ISABELLE qui épousa son cousin ALBERT, archiduc d'AUTRICHE.
- ALBERT et ISABELLE, archiducs d'AUTRICHE, gouverneurs des Pays-Bas et de la Franche-Comté de 1598 à 1621. Lorsque Albert mourut en 1621, ces provinces retournèrent à la couronne d'Espagne, c'est-à-dire au fils de Philippe III :
- PHILIPPE IV, roi d'ESPAGNE de 1621 à 1665, père de
- CHARLES II, roi d'ESPAGNE de 1665 à 1700, souverain de la Franche-Comté de 1665 (il avait alors 4 ans) jusqu'en 1678 (17 ans).
- LOUIS XIV, roi de FRANCE, souverain de la Franche-Comté depuis 1678.


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