REPERTOIRE DES MONNAIES MEDIEVALES D'ALSACE / 2017

Monnayage impérial, épiscopal, féodal, municipal, obsidional en Alsace
 
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 21. Les monnaies des Landgraves autrichiens de la Haute-Alsace, par A. Greiner

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Antédiluvien
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MessageSujet: 21. Les monnaies des Landgraves autrichiens de la Haute-Alsace, par A. Greiner   Dim 12 Juil - 2:39

Les monnaies des Landgraves autrichiens de la Haute-Alsace, par A. Greiner

FERDINAND, Archiduc (1529-1564 – 1595)

A l’empereur Ferdinand I succéda en 1564, en Tyrol et dans les Vorlande (provinces), son fils puiné, l’archiduc Ferdinand. A partir de ce prince, les monnaies landgraviales et surtout les écus connus sous le nom de "Thaler d’Ensisheim" apparaissent en abondance de 1584 à 1595. Plus de 180 écus différents furent frappés à son effigie. La même surabondance de types se constate sous ses successeurs, notamment sous l'empereur Rodolphe II et sous l'archiduc Leopold V.

Voici le nombre d’écus différents répertoriés par Ernest LEHR en 1896:
-Ferdinand archiduc 180
-Rodolphe II empereur 190
-Maximilien archiduc 80
-Ferdinand II empereur 35
-Leopold archiduc 245
Les écus représentent 98 % de la fabrication totale.

On peut dire qu’actuellement 1/4 des écus ne sont pas répertoriés par E. L.
Les légendes sont ainsi conçues, sauf abréviations variables (8 différentes).
A./ FERDINANDus : Dei : Gratia : ARCHIDux : AVSTRIǼ •
Ferdinand par la grâce de Dieu Archiduc d’Autriche
R./ DVX. BV-RGundiae • LANDgraviae – ALSAtiae • COMes –FERretae ou PHIRTae
Duc de Bourgogne Landgrave d’Alsace Comte de Ferrette

La face des écus représente le buste de l’archiduc à mi-corps en armure regardant à droite, bonnet archiducal sur la tête, la main droite tenant un sceptre et la gauche la poignée de l’épée.
Au revers se trouve un grand écusson écartelé timbré d’une couronne fermée et accosté de 2 petits écussons, à dextre Habsbourg, à senestre Ferrette. L’écusson est entouré du collier de la Toison d’or ; le bijou qui y est suspendu a la forme d’une dépouille de bélier dont on distingue souvent la tête, les pattes et la queue.

Il existe à l’effigie de Ferdinand des écus doubles (n°3 couverture), écus, demi-écus, quart d’écus, trois kreutzers, deux kreutzers, vierers. Ils sont dépourvus de millésime, et de marques monétaires.
Les écus alsaciens de l'Archiduc Ferdinand se distinguent de ses écus tyroliens :
- les titres de Landgrave d’Alsace et Comte de Ferrette figurent au revers.
- l’écusson du Landgraviat supérieur (de gueule à la bande d’or accompagné de 6 couronnes)
 est placé au cœur de ses armes principales au revers.

Nota : Engel et Lehr (E. L) ont classé les écus de l’archiduc
- suivant leur légende de l’avers (8 différentes)
- d’après les diverses variétés pour chacun des 8 groupes

RODOLPHE II, Empereur (1552-1602 - 1612)

Après la mort de l'archiduc Ferdinand, les possessions alsaciennes de la maison d'Autriche restèrent pendant sept ans sans souverain attitré. Les deux fils du premier mariage morganatique n'étaient pas aptes à lui succéder. Du second mariage, il n'a eu que des filles.
Après d'ardentes compétitions entre les nombreux héritiers (voir arbre généalogiques), pour aller au plus pressé et ne pas laisser en souffrance l'administration même du pays, on signa à Prague, le 10 avril 1596, un traité désignant l'empereur pour exercer provisoirement les fonctions, au nom de l'ensemble des intéressés. Le provisoire dura 6 ans jusqu’à la transaction de Pragues du 5 – 02 – 1602. Ce traité stipula l’indivisibilité des Vorlande et du Tyrol qui restent attachés à la maison d’Autriche.
Rodolphe II se trouva le souverain officiel et légal de ces pays. A partir de 1602, l’empereur monnaya mais seulement en tant que représentant de l’ensemble de la maison d’Autriche. Pour le Tyrol il existe des écus de Rodolphe II dès 1602. En Alsace les premiers écus datés sont de 1603, mais il faut sans doute rapporter à l’année 1602 les écus non datés.

Sur les écus les légendes sont ainsi conçues :
A./ +RVDOLPHVS • II • Dei • Gratia • ROmanorum • IMperator • SEmper • AVgustus • GERmaniae • HVNgariae • BOHemiae • REX •
Rodolphe II par la grâce de Dieu Empereur des Romains toujours Auguste roi de Germany Hongrie Bohême
R./ +NEC • NON • ARCHIDVCES • AVStriae • DVces • BVRgundiae • LANDGraviae • ALSatiae • COmites • FERretae •
Et aussi Archiduc d’Autriche Duc de Bourgogne Landgrave d’Alsace Comte de Ferrette

A l’avers les écus représentent l’empereur en buste à droite avec une couronne de lauriers, une large fraise godronnée, manteau agrafé sur l’épaule par un bijou ou une tête de lion de face.
Au revers, grand écusson espagnol entouré du collier de la Toison d’Or timbré du bonnet d’archiduc.

Il existe à l’effigie de Rodolphe des écus doubles, 1/4 d’écu, Zehner, Groschen (3k), Vierer
Engel et Lehr classent les pièces non datées en premier et ensuite d’après leur date, leur valeur,
et autres particularités.

MAXIMILIEN, Archiduc (1558-1612 - 1618)

La mort de l'empereur Rodolphe II, au nom duquel le grand maître de l'ordre Teutonique administrait le Tyrol et les Vorlande, exigea de la part des princes autrichiens, copropriétaires, une nouvelle entente. Au mois de juillet 1612, ils conclurent à Prague, une convention en vertu de laquelle, l'archiduc Maximilien devint de simple administrateur, souverain effectif de ces provinces. La constitution d'un état distinct aux dépens de l'ensemble de la monarchie avait d'autant moins d'inconvénients qu'elle ne devait pas survivre à Maximilien, célibataire par état et déjà avancé en âge.
Maximilien avait fait frapper dès 1603 à Hall, comme grand maître de l’ordre Teutonique, de nombreuses monnaies. Les premières monnaies alsaciennes à son effigie datent de 1614. En 1613 on a encore battu des monnaies à l’effigie de Rodolphe II bien qu’il fut mort depuis un an. En revanche il existe de Maximilien des écus alsaciens de 1619 bien qu’il fut mort le 2-11-1618.

Les légendes abrégées d'une façon différente doivent se lire :
A./ + MAXIMILIANVS ׃ Dei ׃ Gratia ׃ ARCHidux ׃ AVStriae ׃ DVX ׃ BVRGundiae ׃ STIRiae ׃ CARINTiae +
Maximilien par la grâce de Dieu Archiduc d’Autriche, Duc de Bourgogne, Styrie, Carinthie.
R./ ET ׃ CARNiolae ׃ MAGistreri ׃ PRVSSiae ׃ ADMInistrator ׃ LANDgravius ׃ ALSatiae ׃ COMes ׃ PHIRtae
Et Carniole Administrateur de Prusse Landgrave d’Alsace Comte de Ferrette.

Toutes les pièces d'argent ont le même type :
Au droit : le buste de l'archiduc regardant à droite, vêtu d'un pourpoint brodé, avec une fraise et la croix de l'ordre Teutonique, et enveloppé d'un ample manteau drapé, rattaché sur l'épaule droite, sans bijou ou souvent par une tête de lion de face ou de profil, le tout dans un filet perlé.
Au revers : écu écartelé par la croix de sable de l'ordre Teutonique.
L'écusson est accosté de 2 petits écus d’Alsace à dextre et de Ferrette à senestre, de forme ovale pointés vers le bas, surmontés en guise de timbre d’une fleur de lys. A partir de 1615 les deux petits écus sont de forme espagnole et sont timbrés d’un bonnet archiducal.

Les monnaies qu'on possède de lui sont des écus doubles, écus, ½ écus, ¼ d'écus, Vierer.

FERDINAND II, Empereur (1578-1619 – 1637)

Dans les années qui suivirent la mort de l’archiduc Maximilien, on fabrique pendant quelque temps de la monnaie tout à la fois à l’effigie de l’empereur Ferdinand et de son frère Léopold.
Vers la fin de l'année 1618, l'empereur Mathias, en accord avec les autres princes, confia le gouvernement des provinces à l'archiduc Léopold, puiné de la ligne de Styrie, évêque de Strasbourg et de Passau, administrateur des abbayes de Murbach et Lure. qui entra en fonction en 1619, peu avant la mort de l'empereur Mathias. Il n'y avait plus alors que quatre ayant droit : Albert, dernier survivant de la lignée d'Autriche, gouverneur des Pays-Bas. Les trois autres de la ligne de Styrie : Ferdinand qui devint empereur sous le nom de Ferdinand II et ses deux frères Leopold (V) et Charles, grand maître de l'ordre Teutonique en remplacement de feu son cousin Maximilien. Albert ne survécut que deux ans à son frère Mathias (+ 13 juillet 1621) de sorte que sa part du Tyrol et de l'Alsace ne tarda pas à échoir à ses cousins. Léopold qui songeait sans doute déjà à renoncer à l'état ecclésiastique demande le partage des territoires et la constitution d'une souveraineté indépendante à son profit. L'empereur accueillit assez mal ces ouvertures et tout en confirmant Léopold dans sa situation de gouverneur général, il crut devoir affirmer ses propres droits en faisant, en 1621, 1622 et 1623, fabriquer, pour le Tyrol et pour l'Alsace des monnaies à son effigie, concurremment avec celles qu'on y frappait depuis 1620 à celles de Léopold en sa qualité de gouverneur.

Légende des monnaies :
A./ +FERDINANDVS • II • Dei ׃ Gratia ׃ ROManorum ׃ IMPerator ׃ SEMper ׃ AVGustus ׃ GERmaniae : HVNgariae ׃ BOhemiae ׃ REX ׃
Ferdinand II par la grâce de Dieu Empereur des Romains toujours Auguste Roi de Germany Hongrie Bohême
R./ ׃ NEC ׃ NON ׃ ARCHIDVCES ׃ AVStriae ׃ DVces ׃ BVrgundiae ׃ LANDgravii ׃ ALSatiae ׃ COmites ׃ TIRolis ׃
Et aussi Archiduc d’Autriche Duc de Bourgogne Landgrave d’Alsace Comte du Tyrol

Les écus de Ferdinand II présentent:
A./ le buste de l'empereur, lauré, regardant à droite, portant un pourpoint brodé avec le collier de la Toison d'or, une très large fraise godronnée, et un manteau agrafé sur l'épaule, le tout dans un filet perlé.
R./ un écusson espagnol à seize quartiers, identiques à celui qui figure sur les écus analogues de Rodolphe II en inversant les quartiers de Bourgogne et d’Autriche. Les quartiers de Burgau et Ferrette sont également inversés en 1623.

Il n'existe pas d'autres pièces que des écus.

LEOPOLD V, Archiduc (1586-1620 – 1632)

Entre 1621 et 1623, les négociations continuèrent entre l'empereur Ferdinand II et son frère Léopold. Elles aboutirent le 15/11/1623 à un traité qui assurait à Léopold la pleine propriété des 2/3 du Tyrol et de l'Alsace, avec le droit d'administrer, sa vie durant, le 3ème tiers au nom de l'empereur, à qui il devait faire retour ensuite. Ce traité souleva maintes difficultés d'exécution et son entrée en vigueur s'en trouva retardée. Ce n'est qu'en 1625 que les deux frères finirent par tomber d'accord. En vertu de la convention de Wiener-Neustadt, Léopold reçu le Tyrol, l'Arlberg, les possessions en Souabe, Burgau, Nellenburg, et le comté de Hohenberg. L'empereur conserva le Brisgau, l'Alsace, les villes frontières du Rhin, les préfectures de Haguenau et de l'Ortenau, mais sous réserve du droit d'administration viagère promis en 1623 à Léopold. Cet état de chose complexe se prolongea jusqu'en 1630, où l'empereur décida d'abandonner à son frère les droits de souveraineté qu'il s'était réservés en 1625 sur les Vorlande.

Les nombreuses modifications survenues dans la situation de Léopold par rapport à l'Alsace se reflètent dans les légendes de ses monnaies.
- 1620 : représentant des héritiers.
- 1621–1625 : gouverneur en titre.
- 1625–1626 : l'archiduc quitte les ordres, renonce à ses évêchés et abbayes, et épouse Claudia, fille de Ferdinand I de Médicis. Il est devenu comte souverain du Tyrol, et ses écus même alsaciens portent ce titre sans allusion à sa situation en Alsace.
- 1627–1630 l'omission est réparée ; les pièces alsaciennes mentionnent les qualités de gouverneur des Vorlande
- 1630–1632 il est devenu souverain de ses territoires.
Il mourut le 13/9/1632 laissant pour héritier son jeune fils Ferdinand Charles qui ne frappa plus de monnaies en Alsace.
Peu de temps après l'atelier d'Ensisheim fut définitivement fermé (1634)

Les monnaies frappées à Ensisheim pour Léopold sont des écus doubles - 57.400g - titre 0.875, écus - 28.781g - titre 0.875, ½ Ecus - 14.390g - titre 0.875, ¼ Ecus - 7.195g - titre 0.875, Duplex - 3.118g - titre 0.375, Plappart - 1.420g - titre 0.357, Vierer - 0.584g - titre 0.312, Rappen - 0.353g - titre 0.250.

Les écus de Léopold représentent :
A./ de 1620 à 1625 l’archiduc en buste regardant à droite, revêtu d’un camail.
de 1625 à 1632 l’archiduc en buste cuirassé couronne archiducale sur la tête sceptre à la main droite, main gauche sur l’épée.
R./ écusson espagnol. En pointe entée Ferrette et sur le tout Haute Alsace.
Sur les écus de 1620 uniquement : à dextre, les armes de l’Evêché de Strasbourg (coupées de l’Evêché et du Landgraviat de la Basse Alsace) ; à senestre, les armes de l’Evêché de Passau, les unes et les autres timbrées d’une mitre ; en exergue, 2 petits écussons espagnols de Murbach et Lure, timbrés d’une mitre abbatiale sur 2 crosses passées au sautoir.

1ère période : de 1620 représentant des héritiers.
Légende pour les pièces de 1620 :
A./ +LEOPOLDVS • Dei ׃ Gratia ׃ ET • ARCHIDVCES • AVSTriae ׃ DVCes ׃ BVRgundiae +
Léopold par la grâce de Dieu Archiduc d’Autriche Duc de Bourgogne
(EL 219 - 1620)
R./ STIRIAE • CARINTiae – CARNiolae ׃ LANDgravi ׃ ALSatiae
Styrie Carinthie Carniole Landgrave d’Alsace
(EL 224 - 1620)

2ème période 1621 à 1625 : gouverneur en titre.
Toutes les monnaies sont frappées au nom de l’archiduc seul, mais indiquent qu’il gouverne les Vorlande au nom de l ‘empereur et des autres princes de la maison d’Autriche. Il porte encore le costume écclésiastique, mais les écussons des évêchés de Strasbourg, de Passau et des abbayes de Murbach et Lure ne figurent plus sur le revers. Le grand écusson, de forme espagnole, est le même que dans la période précédente.

A./ +LEOPOLDVS • Dei ׃ Gratia ׃ ARCHIDVX • AVStriae ׃ DVx ׃ BVRgundiae ׃ ETcaetera ׃
SACrae ׃ CAESarea ׃ Majestatis ׃ ET+
Léopold par la grâce de Dieu Archiduc d’Autriche Duc de Bourgogne Etc Sacré Cesar Majesté Et
(EL 259 - 1623)
R./ +RELIQuorum ׃ ARCHIDucum ׃ GVBERNATor ׃ PLENus ׃ ET • COMes ׃ TIRolis ׃LANDgravius • ALSatiae+
aussi Archiduc Gouverneur en Titre et Comte du Tyrol Landgrave d’Alsace
(EL 244 – 1621)

3ème période : 1625 à 1626
L’Archiduc quitte les Ordres, renonce à ses Evêchés et Abbayes et épouse Claudia, fille de Fernand Ier de Médicis. Il devient Comte souverain du Tyrol et ses écus alsaciens de 1626 reconnaissables aux armes landgraviales placées au centre, portent ce nouveau titre sans nulle allusion à sa situation en Alsace. Toutes ses monnaies alsaciennes le représentent cuirassé, la couronne archiducale sur la tête, le sceptre à la main droite, et la main gauche appuyée sur la poignée de l’épée.
Ecusson espagnol, au revers timbré d’un bonnet losangé, ceint de la couronne royale, est en 1626, le même que par le passé.

A./ LEOPOLDVS • Dei : Gratia : ARCHIDVX • AVSTRIAE.
Leopold par la grâce de Dieu Archiduc d’Autriche
(EL – 288 - 1626)
R./ • DVX • BVRGVUNDI • COMES • TIROLIS •
Duc de bourgogne et Comte du Tyrol
(EL - 288 – 1626)

4ème période de 1627 à 1630.
L’erreur est réparée, la légende le qualifie de gouverneur général des Vorlande. L’écusson est différent : écartelé au 1 de Hongrie, au 2 de Bohême, au 3 partie d’Autriche moderne et de Bourgogne, au 4 partie de Habsbourg et de Gorice, une pointe entée d’Autriche ancienne, sur le tout de Haute – Alsace.

A./ LEOPOLVS • Dei ׃ Gratia ׃ ARCHDVX • AVS • TRIAE •
Leopold par la grâce de Dieu Archiduc d’Autriche
(EL 304 bis - 1629)
R./ SACrae ׃ CAESarea ׃ MAjestatis ׃ ANTERiorum ׃ PROVINCiarum • PLENus ׃ GVBernator
Sacre Cesar Majesté Gouverneur Général des autres Provinces
(EL 304 bis - 1629)

5ème période 1631 et 1632.
A l’avers, la légende et le type sont exactement les mêmes que pendant la période précédente. Au revers, on a repris ceux de l’archiduc Ferdinand c’est à dire, un grand écu écartelé au 1 Hongrie, au 2 Bohême, au 3 contre – écartelé de Castille et Léon, au 4 contre- écartelé d’Autriche et de Bourgogne, sur le tout la Haute – Alsace. Le grand écu est accosté de 2 petits écussons : Habsbourg à dextre et Ferrette à senestre. L’écu est entouré du collier de la Toison d’or (que l ‘archiduc paraît avoir reçu dès 1626, mais qui ne figure sur ses monnaies alsaciennes qu’à partir de 1631).

A./ LEOPOLDVS • Dei : Gratia • ARCHIDVX • AVSTRIAE
Léopold par la grâce de Dieu Archiduc d’Autriche
(EL 310 – 1631)
R./ DVX • BVRGundiae • LANDgravius • ALSatiae : Comes : FERretae
Duc de Bourgogne Landgrave d’Alsace Comte de Ferrette.
(EL 310 – 1631)

Leopold V mourut le 13 septembre 1632. Son fils, Ferdinand Charles, ne frappa plus de monnaies en Alsace. Quelques pièces posthumes de son père datées de 1634, sont les derniers spécimens de la numismatique autrichienne en Alsace, et l’atelier d’Ensisheim fut fermé.


Lire article de A. Greiner, dans Assoc. Numis. Savoyarde

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"Tous, nous sommes portés par un penchant irrésistible à désirer connaître la science,
en laquelle nous estimons qu’exceller est une belle chose." Cicéron.



Dernière édition par Antédiluvien le Dim 11 Oct - 0:44, édité 10 fois
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